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Les Écrits d'Appartenances
Olivier Douville - Janvier 2007
Exclusions et corps extrêmes
De grands exclus, dans leurs
mélancolisation, nous mettent sous les yeux la chute des dispositifs
psychiques et anthropologiques qui permettent pour un sujet de se donner une
consistance de corps et de langage. Il ne faudrait pas se contenter du
strict point de vue psychopathologique et nous montrons que ce qui est en
jeu dans les grandes exclusions est aussi une exclusion des signifiants et
des mémoires qui font tenir le sujet au social, et dans le social.
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Blandine Bruyère - Sandrine Denis-Kalla
Les réfugiés à la rencontre du psychologue, un espace entre deux
Les premières questions que nous
pourrions-nous poser sont : qui est à la rencontre de l’autre ? Et qu’est-ce
que cet espace entre-deux ? Pour mieux saisir la pertinence de ces questions
dans ce contexte il me semble indispensable de préciser de quoi on parle. Dans
la représentation sociale, mais parfois aussi inconsciente, un réfugié est
avant tout un étranger, avec tout ce qu’il a d’inquiétant dans sa proximité et
son étrangeté (langue, culture ). C’est un étranger aussi par son vécu car
réfugié signifie victime de répression, de violence d’état du fait de ses
appartenances et affiliations.
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Francis Maqueda - Mars 2005
Situations extrêmes et demandeurs d’asile (Retour en ex-Yougoslavie)
A l’issue d’une séance avec un homme
d’origine bosniaque demandeur d’asile, et après qu’il ait quitté le bureau,
en pleurs, l’interprète que je connais depuis plus de dix ans, bouleversée
par ce qui venait de se passer, m’interpelle comme ayant opéré une sorte de
«réduction psychiste », de psychologiser en quelque sorte. Son reproche,
complice et amical, au demeurant, cherche à repérer chez moi dans ma
position de psy, une atténuation des causalités politiques et sociales qui
auraient provoqué la souffrance psychique de cet homme.
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Francis Maqueda - 13 octobre 2004
L’accès aux soins psychiques pour les demandeurs d’asile
Comment accueillir la demande de soins
psychiques des demandeurs d’asile ? Comment accueillir des personnes qui font
état de conflits, de guerre dans leur pays d’origine pour demander l’asile et
dont la plainte psychique est en lien avec ces situations. Question complexe
car elle ne relève pas que d’une simple position soignante mais oblige le
soignant à être très attentif au contexte et à ne pas se dérober d’une
préoccupation citoyenne. L’entrecroisement de ces deux pôles qui infiltre le
transfert et le contre transfert de la situation de soin mobilise des
discussions, des élaborations au sein de l’association Appartenances, qui
regroupe des cliniciens et intervenants auprès des demandeurs d’asile.
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Blandine Bruyère
Le demandeur d’asile : objet du tortionnaire, sujet du travail psychothérapique
La demande d’asile est régie par la
convention de Genève et par le préambule de la constitution de la République.
Ces textes rappellent que les personnes craignant avec raison d’être
persécutées du fait de leurs appartenances peuvent bénéficier de la protection
de la France, si elles ne peuvent être protégées par leur État. De fait, la
plupart des demandeurs d’asile politique accueillis arrivent de pays dans
lesquels l’État est reconnu comme agresseur ou ne pouvant assurer la
protection de ses sujets ; ce rappel nous permet d’interroger d’emblée la
place de la parole comme manifestation de la crainte de persécution et ce que
nous pouvons, en tant que psychologue, en entendre, au-delà de la dimension
socio-politique très contextuelle, comme nous le montrent les décisions du
ministère de l’Intérieur.
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