Compte-rendu du groupe de travail sur la langue maternelle.

 2003-2004

 

« On ne peut connaître sa propre meilleure part que grâce

à la connaissance de la meilleure part de l’autre  »

F.Cheng    «le Dialogue »

 

 

Louisa Moussaoui et Sandrine Denis qui avaient réuni, l’an passé, un groupe sur le thème des pratiques professionnelles avec interprète, ont souhaité, cette année, s’engager dans un travail de réflexion sur la langue maternelle.

         Elles ont voulu ouvrir le groupe et elles ont été entendues. Ont participé de façon plus ou moins régulière à ces rencontres mensuelles une majorité de psychologues mais aussi quelques travailleurs sociaux, orthophoniste, psychomotricienne, interprète, linguiste, retraitée.

Les lieux d’intervention de chacun de ces professionnels sont variés : services de pédopsychiatrie ou de psychiatrie adulte, services auprès des réfugiés et demandeurs d’asile et même retraitée, voire futurs parents, car il y a eu 3 naissances ! La plupart d’entre nous étaient concernée personnellement par ce sujet du changement de langue : portugais, américain, grec, algérien, berbère, vietnamien, italien et même français !

Ceci laisse à entendre que les motivations des uns et des autres étaient croisées : personnelles, professionnelles et culturelles. Et de ce fait nous avons un goût commun pour l’échange, l’expression personnelle, l’écoute de l’autre et…par conséquent…la littérature !

Dès l’invitation, Louisa et Sandrine nous ont proposé une bibliographie qui a éveillé notre curiosité. Les livres étaient proposés comme support à la réflexion et ils le sont restés tout au long de nos rencontres au cours desquelles s’est précisé un fonctionnement spécifique :

Ainsi, chaque mois nous arrivons en ayant lu le même livre ou le même article. Mais si le texte est le même, les lecteurs sont différents et les lectures singulières.

C’est donc dans le croisement des regards, des analyses, des impressions que nous fonctionnons sur un mode associatif et très libre. En amont, dans nos lectures solitaires, nous avons le groupe en tête, nous savons que nous allons en parler et cela influence forcément cette lecture. Il y a une sorte de douce obligation à lire pour une date fixée, à affiner notre pensée, nos idées, afin de pouvoir les communiquer au groupe, etc.…Les soirées sont chaleureuses et animées ; certains soirs, on se croirait à  une émission «apostrophe » entre lecteurs et sans caméra !

Le fait d’être en groupe rendant foisonnant l’échange, chacun rebondit sur la pensée de l’autre, que ce soit pour abonder ou pour s’opposer, en tous cas pour s’enrichir de points de vue variés ou même pour se surprendre soi-même.

Un cadre horaire avait été fixé, heureusement, car nous avons eu maintes fois du mal à nous séparer, tant la stimulation nous maintenait en état d’éveil.

 

Dès la première rencontre, les thèmes que nous développerons par la suite  sont présents. La discussion s’engage autour de la question de l’altérité. En effet n’est-ce pas l’Autre, l’Etranger qui nous oblige à revisiter certaines choses de nous, de notre propre culture ?

Rapidement il est aussi question du deuil et de la perte. Acquérir une autre langue fait encourir le risque de perdre la sienne. Mais en même temps vivre à l’étranger fige le souvenir dans un présent perpétuel.

 

 

 

17 novembre 2003

Nous avons tous lu le prologue du livre de Zerdalia Dahoun : « Les couleurs du silence. Le mutisme des enfants de migrants » chez Calman-Lévy.

 

Dans ce très beau texte, l’auteur nous communique son expérience d’enfant algérienne déchirée entre sa langue maternelle et la langue du colonisateur. Elle emprunte à J.Green le terme de «l’entre-deux-langue » pour nommer ce qu’elle ressent. Elle écrit :

« Je pense avoir trouvé un troisième lieu participant de l’un et de l’autre, mais n’étant ni tout à fait l’un ni tout à fait l’autre : un entre-deux. L’entre-deux en broderie n’est-il pas une très belle dentelle ? Un espace en mouvement où les différences se rencontrent et s’entrecroisent sans se blesser ; un espace de coexistence, à l’image de l’arbre chimère, du «citron-oranger » de mon enfance. La sève du tronc qui nourrit est commune mais chaque branche porte son propre fruit. »

 

A propos de ce texte, le groupe a évolué par associations d’idées, entre celle 

De l’exil : Paradoxalement la distance géographique ne favoriserait-elle pas un plus fort sentiment d’identité ou d’appartenance ?

Du regard des autres : Il peut être chargé d’intérêt ou d’ouverture mais aussi dominateur ou rejetant à l’égard de la langue maternelle de l’étranger, ou, de façon plus insidieuse, le cantonner dans une représentation réduite à son identité culturelle. Il n’est facile pour personne de rester ouvert à l’altérité et à la différence.

De l’idée de l’immigration : Il est question de traumatisme, de cauchemar, d’impression d’étrangeté, de vécus archaïques.

 

Face à cette angoisse, la production littéraire des auteurs étrangers serait une tentative réussie d’élaborer les traumatismes. Z.Dahoun nous le montre bien puisqu’elle écrit :

« Ecrire, oui ! Mais dans quelle langue ? »

 

Nous vous laissons rêver, mais aussi vous renvoyons à la lecture…

 

 

 

15 décembre 2003

« Mais où est donc la mère ? » , un article de Sybille de Pury-Toumi , in La Pensée Sauvage, Revue d’Ethnopsychiatrie vol 25-26 1994.

 

La langue maternelle est une expression à laquelle nous tenons comme à la prunelle de nos yeux. Mais que veut-elle dire ? L’histoire de sa création et de son évolution étymologique nous révèle-t-elle son vrai sens ? Plutôt que de la vérité du concept, ce sont des attitudes face à la langue qu’il est intéressant de débattre.

 

Dans cet esprit nous avons débattu longuement de l’Espéranto.

Peut-on vraiment parler de langue dans ce cas ?

Est-ce une utopie ? Un idéal ?

Quel est le retentissement de la langue sur la pensée ?

Quel rapport entretiennent entre elles la langue orale et la langue écrite ?

                                                      La langue maternelle et la langue acquise ?

Quels liens entre  corps et écrit ?

 

Nous avons mis en commun nos connaissances sur l’origine du langage, sa construction, ses caractéristiques linguistiques, son histoire. En faveur du bilinguisme dès l’enfance nous savons qu’une deuxième langue est le berceau de l’apprentissage ultérieur d’autres langues étrangères.

Par ailleurs chaque langue, dans ses particularités phonétiques, syntaxiques, exerce une influence sur l’expression de soi, de ses émotions, de ses sentiments et de sa pensée.

 Là nous touchons aux limites de l’interprétariat. Il restera toujours de l’intraduisible.

 

 

 

12 janvier 2004

« Les Mots Etrangers » roman de Vassilis Alexakis   éditions Stock 2002

 

Le héros de son roman, grec d’origine, vit à Paris depuis longtemps. Il éprouve un besoin qu’il ne peut expliquer, ni aux autres ni à lui-même, d’apprendre une langue rare, le sango.

 

Dans ce livre plein d’humour et d’émotions nous partons avec le héros en Centrafrique, sur les traces de son histoire, dans le plaisir et la difficulté de cet apprentissage. Mais nous apprenons, nous lecteurs, qu’il s’agit, en fait, d’un travail de deuil. En effet le héros vient de perdre son père.

« Baba ti mbi a kui » : « Mon père est mort ».

Ce qu’il ne pouvait dire ni en grec ni en français, il peut le dire avec le peu de sango qu’il a réussi à acquérir.

Il serait donc plus facile d’exprimer certaines choses dans une langue étrangère ?

 Nous revenons à l’Espéranto, une langue choisie, sans histoire, comme la langue des adolescents qui signe ainsi leur appartenance à un groupe, une forme de séparation d’avec la mère.

Comme l’écrit Vassilis Alexakis : «  le caractère anodin des mots étrangers dispose au bavardage, de même que les monnaies dont on ignore la valeur poussent à la dépense ». De même Charles Juliet, parlant de Beckett qui a d’abord écrit en anglais puis en français nous transmet : « si Beckett a choisi notre langue c’est parce que, pour lui, elle était neuve. Qu’elle gardait un parfum d’étrangeté. Lui permettait d’échapper aux automatismes inhérents à l’emploi d’une langue maternelle. »

Et puis, investir quelque chose de tout neuf comme l’apprentissage d’une langue inconnue provoque une sorte d’excitation, comme une nouvelle naissance, en écho au deuil.

 

 

 

2 février 2004

« Le Dialogue » de François Cheng chez Desclée de Brouwer 2002

 

Dans ce court texte impossible à résumer et qu’il faudrait citer intégralement, l’auteur nous conte son aventure humaine et linguistique de jeune Chinois de 19 ans débarquant à Paris après la deuxième guerre mondiale, ignorant tout de la langue française. Epreuve matérielle et  morale. « L’exilé, écrit-il, éprouve la douleur de tous ceux qui sont privés de langage et se rend compte combien le langage confère la légitimité d’être ».

Artiste calligraphe, formé par son père, poète, philosophe par ses réflexions sur le taoïsme, il nous apprend quelque chose sur notre propre langue.

« J’ai tendance à vivre un grand nombre de mots français comme des idéogrammes » dit-il.

Pour lui le mot «sens » est le «diamant du lexique français » car «ce mot polysémique cristallise les trois niveaux essentiels de notre existence au sein de l’univers vivant : sensation, direction, signification. »

 

Porté par l’admiration de ce témoignage de F.Cheng, notre groupe a beaucoup de mal à s’arracher à ce texte et à, ne serait-ce qu’associer. Nous sommes parfois submergés par l’enthousiasme. Ce soir-là nous évoquons néanmoins l’évolution historique des langues. La langue évolue mais les mots en gardent une trace dans l’orthographe, mémoire de leur histoire. En matière de langue, nous sommes conservateurs. Mais ce conservatisme n’est-il pas ancré dans la crainte de la perte de la richesse, des particularismes, des différences ?

F.Cheng a les mots pour exprimer la douleur des exilés. Cela peut nous aider à comprendre ceux qui n’ont pas les mots, justement, ces exilés souriants, gentils, qui cherchent à se fondre dans la masse. Il nous apprend que derrière cette façade énigmatique, il y a un vécu d’étouffement, d’enfermement, de souffrance, car les émotions ne peuvent être exprimées avec suffisamment de nuances.

Il nous fait percevoir avec force combien l’apprentissage d’une deuxième langue lui procure un double enracinement. Il écrit : « habité à présent par l’autre langue sans que cesse en lui le dialogue interne, l’homme aux eaux souterraines mêlées vit l’état privilégié d’être constamment soi et autre que soi, ou alors en avant de soi », éclairant ainsi le titre de son récit  «le Dialogue ».

 

Le rapprochement avec le témoignage de Z.Dahoun s’impose. Une différence essentielle réside toutefois dans le contexte historique de leurs pays d’origine. Le parcours de Z.Dahoun est plus empreint d’un sentiment de culpabilité, du fait de l’histoire de la colonisation.

 

 

 

8 mars 2004

« L’amour, la fantasia » d’Assia Djebar chez Lattès 1985

 

Dans une écriture flamboyante, ciselée, l’auteur, algérienne et historienne, construit son récit en alternant des éléments autobiographiques avec l’épopée sanglante de la colonisation de son pays. Tout au long du livre elle compare la conquête de la ville d’Alger, réputée imprenable, à la femme algérienne voilée et objet de désirs.

Ce récit double, où des voix multiples se mêlent à celle de la narratrice, propose une réflexion sur l’apprentissage dans l’enfance et sur la pratique de la langue française. Il oscille entre libération et nostalgie du harem.

« Ecrire ne tue pas la voix mais la réveille, surtout pour ressusciter tant de sœurs disparues. » Seule la langue maternelle pourrait se faire porteuse de tendresse comme ce vocable « hannouni » qui la bouleverse.

Dans «l’amour, la fantasia » Assia Djebar ressuscite un passé mort par le biais de cette même langue française qui se fait marâtre dans l’expression du moi.

« Ecrire m’a ramenée aux cris des femmes sourdement révoltées de mon enfance, à ma seule origine. »

A coté des propos sur la langue, Assia Djebar développe avec force et richesse des tableaux historiques et nous montre ses talents de conteuse.

Pour elle »écrire, c’est chercher à redonner corps à la main de femme ramassée puis jetée par Fromentin à Laghouat, main coupée d’Algérienne anonyme »….

« Je me saisis de cette main vivante, main de la mutilation et du souvenir et je tente de lui faire porter le qalam » (la plume, le stylo)

Mutilation et souvenir      ou       amputation et mémoire ?

Phénomène d’un parcours dédoublé que l’auteur compare au «rebato » (ressac). Elle écrit : « Après plus d’un siècle d’occupation française qui finit, il y a peu, par écharnement, un territoire de langues subsiste entre deux peuples, entre deux mémoires, la langue française, corps et voix, s’installe en moi comme un orgueilleux préside tandis que la langue maternelle, toute en oralité, en hardes dépenaillées, résiste et attaque entre deux essoufflements.

 Le rythme du «rebato » en moi s’éperonnant, je suis à la fois l’assiégé étranger et l’autochtone partant à la mort par bravade, illusoire effervescence du dire et de l’écrit. »

Ce rapport à la langue française, Assia Djebar l’enferme dans une métaphore violente qui ne fait qu’accentuer l’ambiguïté d’un amour contradictoire, équivoque. Je la cite :

« Ma nuit remue des mots français, malgré les morts réveillés. Ces mots, j’ai cru pouvoir les saisir en colombes malgré les corbeaux des charniers, malgré la hargne des chacals qui déchiquettent. Mots tourterelles, rouges-gorges comme ceux qui attendent dans les cages des fumeurs d’opium… un thrène diffus s’amorce à travers les claies de l’oubli, amour d’aurore.

Et les aurores se rallument parce que j’écris »

 

 

 

19 avril 2004

« Entre-deux : l’origine en partage » de Daniel Sibony.  Editions du Seuil 1991 «effet d’entre-deux langues ».

 

Daniel Sibony est philosophe, mathématicien et psychanalyste, issu de langues et de cultures multiples. Dans ce texte compliqué il s’appuie à la fois sur son histoire personnelle d’enfant juif marocain et sur son expérience professionnelle de psychanalyste parisien. Ce livre est un long questionnement sur l’origine.

« Paradoxe de l’origine », écrit-il, qu’il faut suffisamment posséder pour pouvoir la quitter. « On a du mal à quitter ce qu’on aime mal ». Ainsi, pour lui, des enfants de la double origine «échouent à parler la langue d’accueil parce que la précédente, la langue dite maternelle a résisté à se donner, à se laisser parler ».

Pour que soit transmise la langue d’origine il faut avoir affaire à, je le cite : « des parents plus aimants qu’endeuillés ou déprimés ».

 

Nous retrouvons chez Sibony la notion "d’entre-deux" déjà rencontrée chez F.Cheng et Z.Dahoun.

Le groupe s’intéresse aux cas cliniques évoqués dans le texte, plus concrets et donc plus accessibles. Cependant, les exemples cités par D.Sibony ont  pour effet, au contraire d’enflammer les passions. Certains buttent sur des questions d’éthique professionnelle, de choix théoriques et cliniques.

Nous nous retrouvons sur une impression d’obscurité, un sentiment d’être aspirés par le style du texte, alors qu’au contraire on attendrait qu’il nous éclaire. Il faut dire que peu d’entre nous l’avons vraiment lu. Dans notre subjectivité, nous avons le sentiment que l’auteur se protège derrière son texte. Nous notons qu’il n’y a pas de bibliographie, qu’il ne cite pas ses prédécesseurs ni ses emprunts, ce qui peut surprendre dans un livre qui explore la question de l’origine.

 

En lien avec l’une des remarques de D.Sibony, nous parlons de la voix. Dans sa matérialité, elle est porteuse d’affects, témoin des identités, des styles et de l’histoire de chacun. C’est évident pour les étrangers, avec les accents plus ou moins prononcés. C’est moins évident, mais non moins vrai pour chacun de nous, étranger ou non. Par ailleurs nous remarquons que nos voix sont influencées par nos interlocuteurs. Des exemples nombreux et personnels nous reviennent en mémoire.

 

 

 

10 mai 2004

« La langue maternelle, dyade, échoïsation et idiolecte »  article de Christian Flavigny paru en 1988 dans la revue : «  Psychanalyse à l’Université ».

 

La langue maternelle est le support d’une dyade mère-enfant. Alors que dans un premier temps c’est la mère qui imite l’expression de l’enfant (échophonie), dans un deuxième temps c’est l’enfant qui finit par répéter l’expression de la mère (écholalie).

Ainsi, la relation dyadique symbolisée par l’écho, fonde l’accès liminaire au sens comme lien entre intention et compréhension.

L’enfant n’est plus seulement celui qui est compris mais devient celui qui comprend, qui perçoit une intention maternelle. Le sens conserve l’empreinte de cet «écho » qui perdure dans l’assonance. Dans l’allitération et la rime, la répétition du même engendre l’autre et il y a émergence de l’autre par le même.

Image d’une naissance.

Christian Flavigny cite Julien Green qui dit »notre langue maternelle plonge en nous une racine qui ne peut jamais être arrachée ; et cette racine est la mémoire qui nous ancre à la Mère selon le mécanisme d’un plaisir de répétition ». C’est pourquoi Green ajoute que l’être tout à fait bilingue est presque impossible.

L’allitération, la réduplication syllabique, le modèle le plus primitif, le plus simple est essentiel à l’advenue du sens ; c’est la structure la plus économique pour symboliser l’intention, c’est l’assise sémantique de base d’où pourront naître les mots dans leur infinie variété.

Donc «l’écho » prend toute sa place dans la clinique.

Notre compréhension de la langue maternelle suggère des réflexions, tant dans le champ de la cure (place peu étudiée comme telle de la langue maternelle en psychanalyse ; nécessité d’une même langue maternelle pour le patient et le thérapeute ou type de difficultés résultant d’une différence)

que dans des champs appliqués.

 

 

 

 

 

 

Conclusion

 

 

Dans ce groupe de travail, vous l’aurez bien noté, nous n’avons pas fait de découverte spectaculaire à propos de la langue maternelle. Nous n’avons rien inventé et nous n’avons pas tout abordé. Nous avons plutôt retrouvé, ré-évoqué, ré-actualisé et échangé des idées dans le plaisir et la liberté des rencontres. Nous apprécions l’absence d’enjeu intellectuel et universitaire dans ces soirées où nous ne nous donnons pas l’obligation de traiter le sujet de façon exhaustive.

Néanmoins, le bénéfice arrivant par surcroît, en tant que professionnels ce travail nous a remobilisé sur la question de la langue et de la double culture

 

Ce cadre favorise les échanges informels, l’expression de la subjectivité de chacun, l’évocation d’expériences et de souvenirs personnels ou professionnels, parfois même assez intimes, assurés que nous sommes de la bienveillance du groupe.

 

Ce thème si particulier, si intime, et son support littéraire, nous invitent au plaisir des mots dans tous leurs aspects : fond et forme, oral et écrit.

De fait nous avons beaucoup joué avec les mots.

 

Nous continuons à travailler.